1. L’objet
Partant de l’idée que le petit enfant a élaboré des pensées, des sentiments, et des comportements défensifs face à des situations perçues comme dangereuses, voire extrêmement dangereuses, nous pensons que cette élaboration considérée comme ajustement créateur à l’époque, est en inéquation dans l’Ici et Maintenant, pour rentrer en contact avec son monde environnemental.
Dans l’impossibilité de se nourrir du plein contact, l’individu consultant est donc en grande souffrance.
Le processus thérapeutique consistera donc à accompagner ce client à retrouver le sens de la situation actuelle, à prendre conscience de son interdépendance avec le monde et découvrir des moyens d’échange, autres que ceux construits à l’occasion des traumatismes non intégrés, vu le quotient de vulnérabilité de la petite personne qu’il était.
2. Le rôle du Praticien
Les outils d’intervention utilisés par le praticien pour accompagner le client sur son chemin de redécouverte sont nombreux.
Quels que soient les outils utilisés, le praticien s’attachera à prendre les attitudes suivantes :
3. La Gestalt Praxis
La gestalt-thérapie, en tant que psycho-thérapie, nous paraît tellement loin du modèle médical que nous aurions préféré adopter la dénomination gestalt-Praxis suggérée par notre regretté confrère Michel Katzeff pour éviter toute confusion avec la logique médicale.
En effet, le mot thérapie appartient, dans notre culture, au monde médical.
La thérapie dans ce cadre implique :
un diagnostic
un plan de traitement
un pronostic quant à la guérison
Si la formation du gestalt-praticien implique un apprentissage approfondi d’un ou plusieurs modèles de psychopathologie, nous nous interdirons d’y faire référence au cours de notre travail (les étiquettes, c’est pour les bouteilles- Staemmler).
De même nous n’avons pas de plan de traitement ni de pronostic quant à la guérison : nous nous engageons à accompagner le client sur SON chemin vers SON autonomie, quel que soit son chemin et quel que soit son mode d’aboutissement, pourvu qu’il soit autonome.
Malheureusement, les termes "gestalt-praxis" et son corollaire "gestalt-praticien" (pour gestalt-thérapeute) sont trop peu diffusés dans la communauté gestaltiste, que nous avons préféré y renoncer pour le moment.
4. Le but
Le but du travail gestaltiste est l’autonomie. Reste à définir le mot. Nous procéderons en deux phases :
D’abord,
être autonome dans une situation donnée, c’est y trouver sa place en étant conscient que tous les éléments de cette situation sont interdépendants et que l’on a la liberté d’agir sur cette interdépendance.
Ensuite,
être totalement autonome, c’est pouvoir appliquer la définition ci-dessus à toutes les situations...mais... Personnellement je serais content avec 80%.