La Gestalt-Praxis de couple

But : : comme vous l’avez compris au paragraphe 1.1.C, le but de la gestalt praxis de couple consiste à aider le couple consultant à traverser le désert. A CGI, le couple consultant sera toujours reçu par un couple de praticiens.

Le couple et le désert

Le désert est l’espace que le couple va pouvoir utiliser selon deux axes :

- Soit ses acteurs l’utiliseront d’une manière destructrice en confirmant leurs croyances archaïques sur eux-mêmes, les autres et la qualité de la vie ! Ces croyances seront alors répétées lors des prochaines rencontres, de couple ou autres, avec les mêmes souffrances et les mêmes conséquences !

- Soit ils l’utiliseront en tant qu’opportunité pour croître, et s’aider à se débarrasser des dites croyances pour se réparer de leur passé. Dans ce cas, les protagonistes sortiront grandis, enrichis de cette expérience, prêts à entrer dans la phase de Don et offrir au couple une nouvelle dimension… Pourtant, il se peut qu’il n’y plus suffisamment d’amour et qu’ils décident de se séparer. Cela se fera alors dans le respect mutuel et la gratitude de ce qu’ils se sont apportés l’un et l’autre !

Le déroulement del’intervention

L’intervention se déroulera en 4 stades - la prise de contact - l’étude du texte d’engagement - l’apprentissage du contact-impliquant mutuel - l’apprentissage de l’évitement des pièges ultérieurs

La prise de contact : au cours de cette phase qui durera 1 ou 2 séances, le couple et les praticiens feront connaissance, le couple exposera sa situation, les consultants s’assureront de la bonne compréhension et exposeront leur méthode de travail et le cadre.

Le texte d’engagement : le couple et les praticiens étudieront ensemble le texte de l’engagement en veillant à ce que chaque mot soit bien compris et assimilé par chaque partenaire du couple- cette phase prendra d’habitude 1 séance.

Le contact-impliquant mutuel

Le couple fera ensuite l’apprentissage du contact authentique. Chaque partenaire apprendra à écouter l’autre et à s’impliquer dans la manière dont celui-ci construit son expérience. Cette intensité de relation est au-delà de la communication : il ne s’agit plus de communiquer, il s’agit de s’impliquer dans le vécu de son partenaire. Dans cette phase les praticiens s’impliqueront aussi dans l’expérience du couple afin de créer une situation à quatre qui permet une dynamique interdépendante de haute intensité. A la fin de cette phase, le couple doit pouvoir s’auto-gérer, et si de nouvelles difficultés se manifestent, les praticiens seront à leur disposition.

Les pièges

Reste à remettre le couple en garde contre les pièges :

- Rester en contact impliqué même au cours de dialogues construits sur les croyances.

- Utiliser l’énergie de ce contact pour sortir de ce qui n’est plus que monologue, l’Autre étant en effet nié dans sa différence.

- Le partenaire qui, par ses répétitions vides de sens dans l’ici et maintenant, a éveillé la souffrance de l’autre, doit prendre soin de ce dernier (la soignitude).

- Réciproquement, celui qui a souffert d’une provocation doit également prendre soin de celui qui est à l’origine de cet appel au jeu, car ils sont interdépendants, co-créateurs de la situation.

Et pour terminer

Tous ces apprentissages se feront progressivement au cours des séances espacées de 1, 2 ou 3 semaines, et c’est l’intégration du matériel contacté au cours des séances de thérapie, qui amènera progressivement le couple et ses partenaires à l’épanouissement essentiel pour la phase de don.

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